8 juin. 2007
Le marathon de Stockholm a enregistré un nouveau record : cette année, 17 500 coureurs vont battre le pavé de Stockholm.
Courir le marathon de Stockholm donne en même temps un bel aperçu de la capitale suédoise. Photos : Stockholm Marathon
Le marathon de Stockholm s’est fait une place parmi les premiers du monde et le 9 juin à deux heures, c’est une fois de plus un nombre record de coureurs qui vont se lancer dans cette course de 42,195 kilomètres à travers la capitale suédoise.
Le parcours consiste en un circuit de deux tours qui traverse le centre-ville en passant par le Palais royal, l’Hôtel de ville, le Théâtre royal dramatique et le Riksdag. Il serpente aussi dans les bois de Djurgården et longe les pittoresques voies d’eau de la ville, pour se terminer sur la piste du Stade olympique.
Le paradis des coureurs
Le marathon de Stockholm a débuté modestement en 1979, avec 2 000 coureurs. Depuis, il attire de plus en plus de participants. Le magazine Runner’s World classe parmi les dix premiers du monde et « The Ultimate Guide to International Marathons » le met en tête de son palmarès mondial des meilleurs parcours de marathon.
Mårten Westberg, entraîneur à l’association sportive Fredrikshof de Stockholm, a fait d’autres marathons, mais revient toujours à celui de sa ville d’origine. « Tout marche bien ici. Pas de cafouillages sur la route à suivre ou ce qu’il faut faire, il y a toujours beaucoup de public, et pour couronner le tout, la ville est magnifique », dit-il.

Carte du Marathon de Stockholm. Illustration : Tomas Öhrling / Info
Au quartier général du marathon de Stockholm, l’équipe des organisateurs prépare les médailles – étant donné la forte participation, on compte en distribuer plus que jamais. Fidèles à l’appel cette année aussi, il y a 46 athlètes qui ont fait la course d’année en année depuis sa création. Thomas Enström, le porte-parole du marathon de Stockholm, assure qu’ils « tiendront encore le coup quelques bonnes années. » Et il ajoute : « Nous avons presque toujours quelques coureurs qui ont largement dépassé les 70 ans. »
Trouver son rythme
Enström attire l’attention des coureurs sur deux sections du parcours qui sont plus dures qu’elles n’en ont l’air :
« Le passage du pont de Västerbron est éprouvant, particulièrement au second tour. Et certains coureurs passent un mauvais moment au long de Fleminggatan, une rue qui monte progressivement sur une longue distance. »
Westberg reconnaît que Västerbron est une rude épreuve : « La partie la plus difficile de la course est la montée de ce pont qui est en forte pente, ça casse le rythme. Et ce qui est presque aussi dur, c’est la descente du même pont. Le martèlement des pieds sur l’asphalte donne facilement des crampes. »

Le pont de Västerbron est considéré comme un des moments les plus durs du marathon. Photo : Stockholm Marathon
Westberg, qui par coïncidence, a fini quarante-sixième dans deux marathons de Stockholm – en 2005 (2h39’47") et en 1983 (2h26’22") – conseille aussi aux coureurs de ne pas forcer dans les dix premiers kilomètres de la course. « On a souvent tendance à courir trop vite au commencement, mais essayez de ne pas le faire – en tout cas pas avant d’avoir passé Västerbron. »
Les grandes heures du marathon
Jusqu’à présent, personne n’a pu faire mieux que le coureur britannique Hugh Jones au marathon de Stockholm : 2h11’34", record établi en 1983.
Un autre grand moment du marathon de Stockholm a été la performance de deux boxeurs descendus du ring pour se lancer dans la course. Au début des années 1980, Floyd Patterson et Ingemar Johansson, « Ingo », se sont affrontés sur le terrain du marathon. Peu de gens s’attendaient à ce que Johansson, qui souffrait de surpoids, termine la course, mais il l’a fait – dans un temps de 4h56’13", loin derrière Patterson, 3h55’55".
« J’ai dû abuser des boissons énergétiques parce que mon estomac s’est mis à protester », aurait dit Johansson après la course.
Le marathon 2006 restera dans les annales pour une chaleur inhabituelle (plus de 22˚ C), beaucoup de soleil et de vent, ce qui a eu pour résultat des temps plus longs qu’à l’ordinaire et un surcroît de travail pour l’équipe de secouristes. Cinquante-sept pays étaient représentés, avec entre autres des coureurs de premier plan du Zimbabwe, de Russie, d’Autriche et d’Espagne.
Faites durer le plaisir

Le meilleur conseil de Thomas Enström aux participants étrangers : Restez quelques jours de plus pour visiter Stockholm et ses environs. Photo : Bo Lind / www.imagebank.sweden.se
Le marathon de 2007 attirera une fois de plus des participants du monde entier. La moitié environ des coureurs de cette année vient d’autres pays.
Thomas Enström, le porte-parole, recommande aux visiteurs de se donner après la course une journée pour prendre le temps de voir et d’admirer la ville. « Faites une excursion en bateau dans l’archipel, ou un circuit touristique. Il y a tant de choses à faire et à voir que ce serait dommage de rentrer chez soi immédiatement. »
Le marathon de Stockholm sera retransmis par la télévision et plus de 100 000 spectateurs sont attendus le long du parcours, une chose que des coureurs comme Westberg apprécient beaucoup. « Le premier tour du circuit, entre le Théâtre royal dramatique et Slussen (l’Écluse), est fantastique. Il y a toujours une foule de gens et leur enthousiasme vous pousse littéralement en avant. »
Les inscriptions au marathon de Stockholm de cette année ont dû être closes dès février, donc, inscrivez-vous tout de suite pour l’édition 2008 – si vous pensez être à la hauteur…
www.stockholmmarathon.se
Faits et chiffres
• Environ 20 pour cent des participants au marathon de Stockholm sont des femmes (3 803 inscrites en 2006).
• La ligne d’arrivée est fermée après six heures de course.
• Ceux qui ont terminé le marathon de Stockholm l’année dernière ont parcouru une distance cumulée de 546 130 kilomètres, selon www.friidrott.se.
• À cette époque de l’année, la température moyenne à Stockholm est de 18˚ C.
• Pour les moins de 18 ans, un mini-marathon est organisé le lendemain de la grande course. Environ
7 000 enfants de 5 à 17 ans participeront au mini-marathon de Stockholm, sur des parcours de un à quatre kilomètres à travers le bois de Lilljansskogen. www.minimaran.se (en suédois seulement)
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Cari Simmons est une journaliste indépendante qui réside à Stockholm. Elle n’a jamais couru le marathon, mais elle y a participé cinq ans de suite en encourageant les coureurs sur le trajet. Elle sera de nouveau au rendez-vous le 9 juin.
Les opinions exprimées dans le présent article n’engagent que l’auteur.
Traduction : Lydie Rousseau
Classification : A199FR
© Photos 1–3 : Stockholm Marathon
© Illustration : Tomas Öhrling / Info
© Photo 4 : Bo Lind / www.imagebank.sweden.se
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